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Un roman français - Prix Renaudot 2009

Un roman français - Prix Renaudot 2009
Par Frédéric Beigbeder

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  • Rang parmi les ventes Amazon: #111 dans Livres
  • Publié le: 2009-08-19
  • Langue d'origine: Français
  • Reliure: Broché
  • 281 pages

Révisions éditoriales

Présentation de l'éditeur
" C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. "

Biographie de l'auteur
Né à Neuilly-sur-Seine Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacance dans le coma (1994), L'amour dure trois ans (1997), 99 francs (2000), Windows on the world (2003, prix Interallié), L'Egoïste romantique (2005), et Au secours pardon (2007).


Commentaires clients

Bêtise ou indécence?1
L'argument d'Un roman français est un retour aux origines et au roman familial provoqué chez Beigbeder par une garde à vue pour avoir sniffé de la coke, une nuit, sur le capot d'une voiture.
Hélas, l'enfance de l'auteur n'est guère palpitante et l'histoire de sa famille (grands bourgeois traditionalistes) racontée platement dans un style évoquant le journal intime d'un adolescent.
La coqueluche des bobos donne toute sa dimension avec l'épisode de la garde à vue comparé à de «la torture» (sic) tandis que la cellule individuelle et le traitement «V.I.P.» dont il a bénéficiés se transforment en Guantanamo. On ne sait s'il s'agit de bêtise ou d'indécence, sans doute les deux.
Frédéric Beigbeder n'a pas d'éditeur, mais des laudateurs, des courtisans et des clients. Le produit se vendra, récoltera peut-être même le Goncourt ou le Renaudot. C'est sa raison d'être.
Cela fait belle lurette qu'il n'y a plus de rapport entre la vente d'un livre et le talent de son auteur.

Un écrivain immature3
Beigbeder a une enfance protégée et ne semble rien connaître de la vie d'en bas, celle de la rue où drogue et meurtre ne font qu'un. On a tué pour 99 Francs aussi en France et à cause de la drogue. Ce n'est pas pour rien qu'il y a une loi en France. Cela ferait un bon sujet de philo.

Le procureur de la république qu'il critique, à sans doute voulu l'aider en le mettant en garde à vue une nuit de plus, le rendre à la raison que son inconscience semble ignorer. Les procureurs de la République travaillent contre la criminalité et luttent pour une société meilleure. C'est l'un des métiers les plus difficiles qui soit et qui mérite notre admiration à tous.

Sur ce point, je pense que Beigbeder aurait mieux fait de faire profil bas et enterrer cette histoire plutôt que d'en faire étalage dans un roman qui méritait mieux que ça. C'est le côté "archi-nullissime" (expression à la Beigbeder) de ce roman. Je réprouve ses propos et commentaires qui me font l'effet d'un ado attardé.

J'ai lu tous les livres de Beigbeder sans pour autant avoir tout aimé, loin s'en faut. Ce nouveau roman du genre confession se place dans la ligné de "L'amour dure trois ans" qui fut, selon moi, le meilleur roman que l'auteur n'ait jamais écrit à ce jour.

Les romans de Beigbeder démarrent toujours avec enchantement, formules vendeuses et bien tournées, on se laisse prendre par un style littéraire accrocheur et simple. La suite n'est pas toujours à la hauteur.

Ici, l'histoire est celle de l'auteur, autobiographie, nombrilisme assuré. Ce que je lui reproche encore c'est de ne pas oser aller au fond de sa propre vérité. Freud prétendait que l'on passe son temps à se mentir à soi même. Il me semble que l'histoire est trop arrangeante et sage pour que ce soit la vraie version. Je crois même qu'elle sert de prétexte à l'auteur pour se racheter une image publique après ses déboires d'une soirée trop saupoudrée.
Pour preuve, je cite l'auteur lui même:
"ma vie est une énigme policière où le baume du souvenir enjolive, en la déformant, chaque pièce à conviction."
"...dans un roman, l'histoire est un prétexte, un canevas; l'important c'est l'homme qu'on sent derrière, la personne qui nous parle. [...] Depuis je n'ai cessé d'utiliser la lecture comme un moyen de faire disparaître le temps, et l'écriture comme un moyen de le retenir."

L'autre aspect qui m'étonne toujours est le manque d'assurance de l'auteur qui le pousse à se rassurer en vantant sans cesse ses mérites. On veut bien l'excuser sans manquer de se dire que ce descendant d'Hugues Capet manque franchement d'humilité!

OK, Beigbeder écrit facilement et plutôt bien, à condition d'enlever l'histoire et les idées auxquelles je n'adhère pas. J'aime bien son côté poète qui fait néanmoins tant défaut dans ses romans. Beigbeder manque dramatiquement de profondeur pour parvenir à écrire de grands romans qui fassent la différence. Pourquoi écrit-il toujours sur lui? Pourquoi n'écrirait-il pas sur les conditions horribles des prisons françaises, il y a pourtant été sensibilisé et le déclare lui même. Au moins ça le grandirait aux yeux de beaucoup et lui donnerait une image plus sympathique que celle qui lui colle encore à la peau.

Le point positif: Ce roman se lit vite et facilement. Du coup, parce que c'est franchement plus sympa que son précédent roman ("Au secours, fuyez moi, pardon"), j'ai mis trois étoiles, en espérant sincèrement que la prochaine fois j'en mettrai 5.

le premier et le dernier1
C'est le premier Beigb. que je lis... et sans doute le dernier. Je sais, je devrais tenter autre chose. Mais là, franchement, du nombrilisme à ce niveau...