Paranoid park
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- Rang parmi les ventes Amazon: #21695 dans DVD
- Sorti le: 2008-12-03
- Evaluation: Tous publics
- Formats: Couleur, Dolby, Plein écran, PAL
- Langue d'origine: Français, Anglais
- Sous-titré en: Français
- Nombre de disques: 1
- Durée: 85 minutes
Révisions éditoriales
Synopsis
Alex, jeune skater de 16 ans, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoid Park. Il décide de ne rien dire.
Commentaires clients
Planche de salut
L'un des plus grands films de Gus Van Sant, passé un peu inaperçu, peu commenté, mal regardé sans doute. Clôturant une sorte de quadrilogie de l'adolescence (Gerry, Elephant, Last Days), Paranoid Park en est le couronnement logique puisqu'il s'agira ici de dépasser l'épreuve de la mort et non de s'y engloutir.
C'est une mise en abîme magistrale, celle d'un gamin qui fuit ses divers problèmes (famille éclatée, petite amie lolita encombrante) dans un univers pas vraiment choisi par hasard : le skate, aérien, planant, parfait pour échapper aux lois de la pesanteur ; univers de punks, de clodos et de shootés, de laissés pour compte qui planent et fuient chacun à leur manière. Un homicide involontaire particulièrement gore sur un agent de sécurité ferroviaire va décider de la lourde retombée sur Terre de ce gamin qui se cherche des ailes de bric et de broc... la scène de la douche, douloureusement purificatrice, où l'émergence du réel jaillit comme une expiation stridente, est l'une des scènes les plus hallucinantes de toute l'œuvre du cinéaste.
Comme d'habitude, Van Sant est le maître-observateur de la jeunesse paumée. Il scrute les visages avec un regard à la fois tendre et fasciné, jusqu'à vouloir rentrer sous leur peau pour ramener un planisphère de ce monde infini et irréel. Il sait aussi faire dans le burlesque, comme cette scène délirante où les interminables minauderies de la petite amie se heurtent à l'impassibilité lointaine du sombre jeune homme. Film moral au sens noble (morale non en tant que loi mais en tant que critérium intérieur), "Paranoid Park" est un voyage à la fois poétique et ultra violent depuis une adolescence fragmentée et oublieuse jusqu'à un âge adulte conscient et responsable.
A redécouvrir.
Dans la foulée de Elephant
Le réalisateur Gus Van Sant reste sur ses positions déjà bien établies grâce à Elephant : étude de l'adolescence, belles scènes de personnes en mouvement (marche, skate), visages hagards, musiques hypnotiques, tout ça sur fond de skate board et d'homicide. Mais ce n'est pas la mort d'un homme qui est la plus importante, c'est le fait de devoir gérer à 16 ans, une situation qui dépasse les amourettes de lycée et n'avoir personne à qui en parler.
Le film est un peu court (1h15) et se rapproche peut-être un peu trop de Elephant, son "grand frère". C'est quand même un beau film grâce à la qualité des images, des jeux d'ombres et de lumières, à la musique et à l'interprétation.
Trop maniéré
Autant j'avais été complètement subjuguée par la poésie et la mise en scène de Elephant, autant le même maniérisme filmique ne m'a pas du tout convaincue sur Paranoid Park, qui exploite les mêmes thèmes du malêtre adolescent.
Comme pour un autre Van Sant (Last Days), il y a une sorte de point de non retour à ne pas dépasser pour moi en matière de ralentis et d'effets de manche, ici hélas dépassés. Ces tics de mise-en-scène dépouillent hélas le film de sa force narrative... et m'ont même carrément ennuyée !:(




