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Sarkozy : l'erreur historique

Sarkozy : l'erreur historique
Par Jean Peyrelevade

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  • Rang parmi les ventes Amazon: #30310 dans Livres
  • Publié le: 2008-08-21
  • Langue d'origine: Français
  • Reliure: Broché
  • 199 pages

Révisions éditoriales

Présentation de l'éditeur
Les Français se préparent un réveil difficile. Le Président élu l'a été pour tourner le dos à l'immobilisme dont il accuse ses prédécesseurs. Doté d'une grande aptitude à l'action, il l'exerce hélas de travers. Voulant incarner la rupture, il est dans l'exact prolongement des erreurs du passé. Héros des réformes périphériques, il échouera sur la plus centrale : celle qui rétablirait la compétitivité de notre appareil productif. Ainsi va-t-il progressivement étouffer le peu de croissance potentielle qui nous reste. Loin d'augmenter le pouvoir d'achat, il nous conduit vers une stagnation de notre niveau de vie. En ce sens, son erreur est tristement historique, tout comme son élection par un peuple floué. Il est un leurre, le dernier j'espère, avant que le redressement de la France soit enfin engagé.

Biographie de l'auteur
Jean Peyrelevade est ancien président-directeur général du Crédit Lyonnais. Il a longtemps été professeur d'économie à l'Ecole polytechnique.


Commentaires clients

Des horreurs en macro1
Je reprends l'excellente analyse de Sylvie Fernoy dans "Royaliste n°932.

Quand on voit Jean Peyrelevade, on se dit que c'est un homme sérieux, compétent et tout. Comme il n'est pas gentil avec Nicolas Sarkozy, on a tendance à le trouver sympathique. Ses idées ne le sont pas.

Peyrelevade, ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy incarne la gauche traditionnelle. Partisan du tournant de la rigueur, il est une des figures de ce socialisme réaliste (Jacques Delors) qui rassurait la droite. Comme il est aujourd'hui vice-président de la banque italienne d'affaires Banca Leonardo, après avoir présidé le Crédit Lyonnais, d'aucuns pourraient le supposer compétent. Enfin, pompon sur la pomponnette, il s'est inscrit au Modem et il est devenu le conseiller économique de François Bayrou.

Que propose ce moliéresque médicastre ?

Il reproche à Nicolas Sarkozy de ne pas mesurer la gravité de la situation budgétaire et de la perte de compétitivité des entreprises. Le thème de la France qui court à la faillite est un leitmotiv fallacieux incanté par les néolibéraux de tous poils, dénoncés par le brillant ancien chef économiste du Medef, Jean-Luc Gréau dans son dernier ouvrage La trahison des économistes.

Enfin, la perte de compétitivité des entreprises viendrait-elle d'une politique de l'euro fort qui a pris sa source dans le fol alignement du franc sur le Deutsche Mark ? Pour Peyrelevade, admirateur de Valéry Giscard d'Estaing, grand eurolibéral parmi les grands, ce n'est pas la raison.

Et pourtant, la dette publique a bondi de 32% à 58% du PIB entre 1992 et 1998. Jean-Luc Gréau explicite que cette explosion est due au "marasme économique et social consécutif à la préparation du projet d'union monétaire européenne". L'Etat a soutenu une politique d'alignement au Mark allemand, fort, surévalué. Le père catastrophe Trichet, alors gouverneur de la Banque de France, a été un fidèle collaborateur de la Bundesbank - politique qu'il s'applique à mettre en oeuvre jour après jour à la tête de la BCE, dans la stricte continuité de cette politique de lutte anti-inflation par le surenchérissement de la monnaie.

La baisse de productivité de nos entreprises viendrait-elle alors de l'ouverture des frontières de l'Europe aux pays produisant à bas coûts, experts en dumping monétaire, non soucieux de l'environnement, ouverture imposée par diktat par les eurolibéraux prônant contre les sociétés "la concurrence libre et non faussée" (double mensonge présidant le TCE, comme l'a très justement démontré Jacques Sapir dans La fin de l'eurolibéralisme) ? Non d'après Peyrelevade, grand partisan de l'Europe de Bruxelles et soutien des commissaires européens, véritables ayatollahs, de la concurrence (Nelly Kroes, Charlie McGreevy par exemple).

Sa vérité : il importe de "privilégier l'appareil productif au détriment des ménages" !, autrement dit, de réduire les salaires.

Imposture !

Que préconise-t-il encore ? De revenir à l'équilibre budgétaire en trois ans, ce qui est dément en période de crise.

Peyrelevade, Modem, Bayrou : ultra-libéraux. Dehors.